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Véronique Flament‑Bjärstål candidate à un deuxième mandat

La maire sortante, Véronique Flament‑Bjärstål candidate à un deuxième mandat lors des prochaines élections municipales.

Élue en 2020 avec 636 voix, soit 47,20 % des suffrages exprimés, dans un scrutin marqué par une forte abstention liée à la crise sanitaire (59,94 %), elle repart sous l’étiquette divers droite.

Sa candidature actuelle bénéficie du soutien de plusieurs figures de la droite francilienne, dont Valérie Pécresse, présidente LR de la Région Île-de-France, Jean‑François Parigi, président LR du Conseil départemental de Seine‑et‑Marne, ainsi que Philippe Descrouet, président de Val d’Europe Agglomération et maire de Serris, membre de l’UDI.

La liste de la maire sortante est également renforcée par le ralliement de quatre élus (sur cinq) du principal groupe d’opposition municipale, « Ensemble continuons Magny ». Des militants du parti présidentiel Ensemble pour la République — anciennement La République en marche puis Renaissance — figurent également parmi ses colistiers. Elle accueille par ailleurs d’anciens membres des listes conduites par Frédéric Roméro et Didier Pasquier lors des élections municipales de 2020.

Née le 19 avril 1965, Véronique Flament-Bjärstål travaille dans le commerce international. Mariée et mère de trois enfants scolarisés à Magny le Hongre, elle s’engage dans la vie locale dès 2008. Elle occupe pendant douze ans les fonctions d’adjointe au maire avant d’accéder à la tête de la municipalité en 2020.

En 2021, elle figure sur la liste départementale menée par Valérie Pécresse lors des élections régionales en Île‑de‑France. L’année suivante, elle devient la suppléante de Nicolas Caux, maire de Faremoutiers, pour le binôme LR-UDI aux élections législatives dans la 5ᵉ circonscription de Seine‑et‑Marne.

Au sein de Val d’Europe Agglomération, elle occupe actuellement le poste de quatrième vice-présidente chargée de l’éducation, de la formation et de l’enseignement supérieur.

Sur le plan local, le bilan de son mandat est jugé contrasté par ses détracteurs. Certains pointent notamment des lacunes en matière de sécurité. La commune partage en effet une police municipale mutualisée avec les villes d’Esbly, de Montry et de Condé‑Sainte‑Libiaire, ce qui se traduit, selon ses opposants, par un nombre réduit d’agents sur le territoire communal.

Plusieurs décisions ont également suscité des débats. Le 14 novembre 2024, la majorité municipale vote la fermeture de l’école École Simone‑Veil de Magny‑le‑Hongre à compter de la rentrée 2025. D’autres mesures, comme la privatisation partielle du parking de la Halle du marché, l’extension des zones bleues de stationnement ou encore l’arrêt partiel de l’éclairage nocturne, ont également été critiquées par une partie des habitants.

Parmi les réalisations mises en avant par l’équipe municipale figure l’ouverture du pôle médical en novembre 2025. Malgré cette nouvelle infrastructure, plusieurs habitants indiquent rencontrer des difficultés pour obtenir un rendez-vous avec les praticiens installés sur place. Le projet n’a par ailleurs pas bénéficié du soutien financier de l’Agence Régionale de Santé. L’absence de financement a été compensée par une aide de 600 000 euros versée par Val d’Europe Agglomération, une contribution qui pourrait, à l’avenir, peser sur les budgets des futures subventions attribuées à la commune. Par ailleurs, la ville a également bénéficié d’une enveloppe de 200 000 euros de la Région Ile de France pour ce pôle médical.

Sur le plan financier, le budget municipal se divise en deux sections : l’investissement (11,814 millions d’euros) et le fonctionnement (4,570 millions d’euros).

Fin 2024, la dette par habitant s’établit à 309 euros, soit 59,07 % de moins que la moyenne de la strate, après une baisse de 20,36 % entre 2020 et 2024. En revanche, la pression fiscale à Magny le Hongre atteint 137 %, contre 122 % en moyenne pour les communes comparables (source : descomptes-publics.fr).

Par ailleurs, lors du conseil municipal du 7 avril 2025, le budget de fonctionnement est relevé avec une hausse de 14% de la masse salariale en un an.

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