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Pierre-Louis Magnani, un candidat à la mairie au parcours politique « pluriel »

Pour ce portrait, et contrairement aux craintes de ce candidat, je n’irai pas sur des faits personnels mais que sur du factuel.

Âgé de 32 ans, Pierre-Louis Magnani est candidat au poste de maire à Magny. Séparé, il est père de deux jeunes enfants.

Sur le plan professionnel, il exerce aujourd’hui la fonction de collaborateur parlementaire du sénateur RN de Seine-et-Marne Aymeric Durox. Il a également travaillé en parallèle au sein du Comité National Olympique et Sportif Français.

Auparavant, Pierre-Louis Magnani a été directeur de cabinet de Arnaud de Belenet à Bailly-Romainvilliers. Il a aussi exercé comme consultant auprès de communes de l’ancienne collectivité du Pays Créçois.

Pierre-Louis Magnani fait une première apparition sur la scène politique en 2014. À seulement 20 ans, il mène une liste Divers Gauche lors des élections municipales à Montévrain, face au maire sortant Christian Robache (UMP). À l’époque, il est soutenu par Vincent Eblé, alors président socialiste du conseil général de Seine-et-Marne, ainsi que par Eduardo Rihan-Cypel, député PS et porte-parole du Parti socialiste.

Par la suite, il s’engage politiquement à droite, devenant militant à l’UMP puis aux Républicains.

En 2019, il annonce sa candidature aux élections municipales de 2020 à Bailly-Romainvilliers. À ce moment-là, il est directeur de cabinet de la maire Anne Gbiorczyk et collaborateur du sénateur Arnaud de Belenet, alors membre de La République En Marche.

Lui-même étant à cette période représentant local En Marche.

La campagne connaît toutefois un rebondissement en février 2020 : Arnaud de Belenet décide finalement de se présenter lui-même à l’élection municipale, mettant fin à la candidature de son ancien collaborateur.

En juin 2021, Pierre-Louis Magnani se présente aux élections départementales dans le canton de Serris aux côtés de Miriam-Elisabeth Calvere. Le binôme est soutenu par la majorité des droites et des centres (LREM, MoDem, Agir et UDI),

Leur candidature recueille seulement 16,63 % des voix, ne leur permettant pas d’accéder au second tour.

Le 26 février 2024, Pierre-Louis Magnani participe à la création du mouvement RPR 77 aux côtés du sénateur RN de Seine-et-Marne Aymeric Durox et du député RN des Bouches-du-Rhône Franck Allisio. Il est élu secrétaire départemental de cette formation politique.

Cette année, Pierre-Louis Magnani se présente aux élections municipales à Magny avec une liste qualifiée Rassemblement National par la préfecture de Seine-et-Marne. L’intéressé conteste cette classification, évoquant une « erreur » ou une « manœuvre » de la préfecture.

Selon les règles en vigueur, les préfets attribuent une nuance politique aux listes en se référant à une grille de 26 sensibilités correspondant aux principales formations politiques. Cette attribution se base uniquement sur les engagements et le parcours de la tête de liste, et non sur ceux des autres candidats.

Dans son programme, Pierre-Louis Magnani met en avant trois priorités : le renforcement de la sécurité, l’abandon du projet de l’avenue de Montguillon et la réouverture de l’école Simone-Veil.

Pour la sécurité, dans un article paru sur le site de La Marne le 13 février 2026 Pierre-Louis Magnani déclare : « Je compte supprimer la police pluricommunale qui dilue la présence policière. Je veux au contraire doubler les effectifs à 12 agents et qu’ils patrouillent uniquement sur Magny ». Et d’ajouter sur Crazy Radio (le 26 janvier 2026) : « Nous, nous souhaitons avoir une police municipale de 12 agents sur Magny-le-Hongre ». Pour information, la Police Municipale de Magny est à ce jour composée de 14 agents dont deux ASVP.

Dans un tract distribué durant sa campagne, Pierre-Louis Magani propose une brigade « montée » (des policiers à cheval) sans en notifier le coût réel, donc embaucher tout en voulant diminuer le nombre d’agents à la mairie : « On est à 170 aujourd’hui alors qu’il y en avait 132 en 2020. », propos repris sur le site actu.fr.

Pierre-Louis Magnani souhaite l’extension de la Police Municipale le soir jusqu’à 22 heures en semaine. Pourtant les horaires actuels vont jusqu’à 23 heures et régulièrement au-delà de minuit si l’on en croit un document de campagne de Véronique Flament‑Bjärstål, la maire sortante.

L’avenue de Montguillon est un vieil « épouvantail » revenant dans le débat à chaque élection municipale.

Comprenons bien l’histoire de cette avenue : l’avenant de 2020 à la Convention de 1987, qui lie les pouvoirs publics français à Disney pour le développement du secteur IV de Marne-la-Vallée (Val d’Europe), prévoit qu’une décision soit prise avant 2036 de construire ou non cette avenue de Montguillon (2 fois une voie), permettant de relier l’A4 (via la sortie 15) au futur et hypothétique parc Disney en traversant Magny en son centre. De plus, si Disneyland Paris n’atteint pas un total annuel de 22 millions de visiteurs d’ici cette date, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, ce choix pourrait être reportée à 2040.

Tout cela entrant dans le cadre d’une modification et de l’approbation du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal du Val d’Europe et ce n’est donc pas le Maire de Magny qui peut stopper ou contraindre ce projet seul mais la majorité des élus représentant les 10 villes de la communauté d’agglomération (Bailly-Romainvilliers, Chessy, Coupvray, Esbly, Magny le Hongre, Montry, Saint-Germain-sur-Morin, Serris, Villeneuve le Comte et Villeneuve Saint-Denis).

Concernant la fermeture de l’école Simone Veil, Pierre-Louis Magnani déclare le 27 janvier 2026 au micro de Crazy Radio « Il faut aussi se battre pour rouvrir l’école Simone Veil, l’école qui a été fermée par Madame Flament ». J’étais présent avec des amis et de nombreux parents de Veil au conseil municipal du 25 novembre 2024 lorsque Pierre-Louis Magnani a pris la parole devant le public et les élus pour saluer la maire concernant la fermeture de cet établissement, qualifiant cette décision « de très courageuse », ajoutant que la population du quartier Veil n’étant pas du tout la même que cette de Fauvet, beaucoup plus populaire.

Enfin dans le Journal La Marne (13 février 2026) Pierre-Louis Magnani répond à cette question : « Pourquoi cette candidature à Magny cette fois-ci ? » « J’étais prêt à y aller en 2020. J’avais créé ma liste, j’y travaillais depuis plus d’un an. Frédéric Romero et Didier Pasquier en faisaient partie ».

Didier Pasquier, ancien adjoint de Jean Paul Balcou et candidat aux municipes de 2020, dément formellement avoir été sur cette liste.

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